Une équipe du 'Centre for Research on Adaptive Nanostructures and Nanodevices' de l'université 'Trinity College Dublin', dirigée par le Pr M. Hegner, a identifié une protéine impliquée dans le transfert horizontal d'ADN de bactérie à bactérie, mécanisme appelé conjugaison. Ce mécanisme peut être responsable de la transmission entre populations bactériennes de gènes de résistance aux antibiotiques.
Utilisant la bactérie Agrobacterium tumefaciens comme modèle pour le transfert de matériel génétique entre cellules, les chercheurs ont étudié la protéine VirE2, synthétisée par la bactérie donneuse de matériel, et qui est transmise à la cellule receveuse avant que ne se déroule le transfert d'ADN proprement dit. Ils ont pu montrer que VirE2 se lie à l'extrémité de l'ADN de la cellule donneuse quand elle commence à pénétrer dans la cellule receveuse, forçant la molécule d'ADN à adopter une structure hélicale compacte. Ce 'compactage' de la molécule d'ADN entrante provoque une traction sur le reste de la molécule, qui pénètre à son tour dans la cellule receveuse. L'énergie nécessaire à ce processus provient entièrement de l'énergie libérée lors de la fixation de VirE2 à l'ADN.
Ces travaux sont soutenus par l'agence de moyens 'Science Foundation Ireland'.