Le Dr. Farrokh Sharifi du département de génie industriel et mécanique de l'Université de Ryerson a développé un modèle permettant d'estimer la perceptibilité visuelle sur le lieu de travail, qui pourrait potentiellement diminuer les pauses et augmenter la productivité.
Le Docteur Farrokg Sharifi explique que l'être humain rassemble environ 90% de l'information environnementale à travers ses yeux, ce qui signifie que même quand une tâche est conduite avec sa main, les yeux gardent le contrôle. Etant donné cette dépendance dans la vue, le professeur affirme que davantage d'attention doit être accordée à la vision lors de l'évaluation de l'ergonomie d'un espace de travail.
Les techniques actuelles d'évaluation ne parviennent pas à examiner la perceptibilité visuelle d'une perspective à trois dimensions et ne tient pas compte non plus des différences entre la perception des objets statiques et mobiles au sein de l'espace de travail. Le professeur, qui s'est spécialisé dans les contrôles basés sur l'image, qui applique traditionnellement la mécanique de la biologie humaine à des machines, a mis au point un modèle pour évaluer l'ergonomie de la perceptibilité visuelle sur le lieu de travail par l'application de la mécanique des machines à des systèmes biologiques.
La prochaine étape de ces travaux comprendra l'affinement du modèle grâce à une expérimentation sur deux ans, ainsi que l'élaboration d'un système pour évaluer les handicaps visuels dans le monde du travail et leurs effets sur l'exécution d'une tâche.
L'article du Dr. Sharifi est disponible en ligne sans l'International Journal of Industrial Ergonomics.