Les professeurs Huy Ong de l'Université de Montréal et Sylvain Chemtob du CHU Sainte-Justine viennent de découvrir le récepteur défectueux responsable de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Son nom : CD36.
La DMLA - principale cause de la perte de vision chez les personne âgées - est une affection occulaire qui apparaît lorsque des dépôts de lipides s'accumulent à l'arrière de la rétine. "En s'oxydant, ces lipides produisent du peroxyde, une substance très corrosive qui abîme les tissus, notamment l'épithélium, qui permet la diffusion de l'oxygène et des nutriments venant des vaisseaux sanguins de la choroïde vers la rétine. Lorsque l'épithélium est abîmé, les photorécepteurs meurent par manque d'oxygène et de nutriments" explique Huy Ong, professeur à la faculté de pharmacie de l'Université de Montréal.
S'il existe déjà des médicaments qui peuvent freiner cette dégénérescence, aucun ne s'attaque pour l'instant "au mal" directement. En étudiant des souris et des rats dépourvus de CD36, les chercheurs ont démontré que le récepteur CD36 permettait d'évacuer les lipides oxydés sous-rétiniens. Ces travaux semblent ainsi avoir ouvert une nouvelle piste pour un futur traitement visant à activer ou à restaurer le CD36. "Compte tenu du vieillissement de la population, il est capital de s'attaquer à ce problème" souligne le Dr Ong.