Les premières années du développement de l'enfant ont de profonds impacts sur l'adulte qu'il deviendra. Des scientifiques viennent de découvrir à quel point l'impact de ces premières années de développement sur le bien-être de l'adulte est important. Un projet européen réunit des données qui aideront à dresser un cadre politique dans les années à venir.
Cette année, des scientifiques de 16 pays ont collaboré pour démarrer l'étude du lien entre la nutrition de l'enfant et le développement de maladies de l'adulte, comme le diabète ou les allergies. Cette initiative ambitieuse est la première de ce type en Europe avec une telle portée. A la tête de cette initiative se trouve le Professeur Cristina Campoy Folgoso, qui est impatiente de montrer que la programmation de la nutrition infantile est un sujet assez récent dans le domaine de la science et de la santé aujourd'hui. Elle explique que plusieurs études montrent comment l'alimentation peut avoir des conséquences à long terme sur la croissance de l'enfant durant la grossesse, la période d'allaitement et l'enfance. De plus, l'alimentation peut aussi avoir une influence sur le déclenchement de maladies plus tardives.
Financé par la Commission Européenne, le projet EARNEST (Early Nutrition Programming Project) a pour but d'aider au développement de politiques, de campagnes d'information, de documents, de guides et de recommandations sur les composants nutritionnels de l'alimentation infantiles, pour améliorer les recettes. Il collaborera également à l'élaboration de plans pour prévenir et éviter les effets nutritions sur le métabolisme. Dans le cadre de ce projet, une conférence intitulée "Early nutrition programming and health outcomes in later life : obesity and beyond " s'était tenu à Budapest en avril 2007 (voir BE Hongrie 12).
Pour atteindre ses objectifs, les chercheurs du Département de Pédiatrie de l'Université de Grenade collaborent avec 38 universités et entreprises de 16 pays européens. Leurs efforts combinés aideront les chercheurs à dresser un tableau exhaustif des effets de la nutrition infantile sur les problèmes cardiovasculaires, les diabètes, l'obésité, les allergies, la faiblesse osseuse, les fonctions neuromotrices et certains aspects comportementaux de l'enfant. Le projet mettra en oeuvre des tests cliniques et des interventions nutritionnelles durant la grosses et l'enfance, des études pilotes, des tests sur les animaux, les cellules et le génome. L'équipe de recherche se basera également sur des études sociales et économiques. La Hongrie (Université de Pécs) et la France sont deux des pays impliqués dans le projet.