Des chercheurs de Moscou ont élaboré une technologie permettant d'étudier d'une nouvelle manière l'interaction des molécules d'une protéine, que ce soit entre elles ou avec diverses surfaces. Ces recherches peuvent trouver une application, par exemple, dans l'étude des causes de la maladie d'Alzheimer. Actuellement opérationnel, le prototype de cet appareil de précision a été réalisé par des scientifiques de l'Université d'Etat de Moscou (MGOu) Lomonossov et de la société "Académie des biocapteurs", située sur le territoire de l'université.
A l'aide de cet appareil, les chercheurs ont étudié comment, sur une surface de silicium, les molécules d'une protéine (plus particulièrement un enzyme de lysozyme) se regroupaient entre elles pour former de longues bandes étroites - des fibrilles. Les scientifiques espèrent que la technique qu'ils proposent permettra d'en savoir davantage sur les processus qui débouchent, au final, sur des affections neurovégétatives, telle la maladie d'Alzheimer. Car dans le cerveau d'une personne malade, les molécules d'une protéine spécifique (le peptide bêta-amyloïde) se comportent, justement, de la même manière: elles commencent à se rassembler, en formant d'abord de longs agrégats fins -des fibrilles- qui se transforment ensuite en plaques et finissent par perturber le fonctionnement du cerveau. Pour contrecarrer ce processus, il faut au moins en connaître le mécanisme, et donc comprendre quelles conditions favorisent cette agrégation, quelles forces maintiennent les molécules ensemble.