La start-up Technophage, créée il y a deux ans par des chercheurs de l'IMM (Institut de Médecine Moléculaire), espère pouvoir conduire d'ici deux ou trois ans des tests pré-cliniques de médicaments dans le domaine de l'oncologie, des maladies inflammatoires et de la thrombose. Le procédé utilisé est basé sur la conception d'anticorps monoclonaux modifiés génétiquement.
Les maladies comme le cancer, la gastro-entérite, l'arthrite rhumatoïde ou les maladies neurologiques sont déjà traitées par l'injection d'anticorps monoclonaux dans plusieurs hôpitaux portugais (l'hôpital São João de Porto, l'Institut Portugais d'Oncologie, les hôpitaux de l'Université de Coimbra, de Santa Maria, Garcia de Horta et Amadora-Sintra). Aujourd'hui, chaque dose administrée au patient coûte entre 500 et 1000 euros, sachant que chaque malade a besoin de cinq injections par an. Pour le chercheur João Gonçalves, ce coût est en partie dû à la relative jeunesse de la thérapie d'anticorps monoclonaux qui n'existe que depuis une dizaine d'années. Avec la diminution de la taille de l'anticorps et sa production chez des bactéries génétiquement modifiées, le chercheur est convaincu que l'on assistera à une baisse du prix de revient ainsi qu'a une diminution des effets secondaires et une augmentation de l'efficacité. Selon João Gonçalves, ce champ est prometteur. Ainsi, les dix plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde s'intéressent aux thérapies biologiques. Pfizer a par exemple acheté pour 500 millions de dollars l'entreprise de biotechnologies CovX spécialisée dans les biothérapies.