Plusieurs causes peuvent se trouver à l'origine d'une amputation, un problème congénital, un cancer ou un accident de la route. Kevin Englehart, Directeur Associé de l'Institute of Biomédical Engineering et professeur de génie électrique et informatique à l'Université du Nouveau-Brunswick, et son équipe sont en train de mettre au point une forme de prothèse révolutionnaire.
Ce projet, qui s'étale sur quatre années et se terminera en 2011 quand la prothèse sera accessible au public, vise à créer une prothèse la plus proche possible d'un véritable bras humain : Proto 2. Le patient qui recevra la prothèse pourra contrôler les mouvements de celle-ci comme il le ferait pour un bras naturel. Pour parvenir à cela, des électrodes sont placées sur les muscles ou les nerfs qui auraient dû continuer dans le membre manquant. Lorsqu'une personne bouge un de ses membres, le cerveau envoie un signal de type myoélectrique qui passe par les nerfs et les muscles pour arriver dans le bras ou la jambe. Dans le cas de Proto 2, ce sont les électrodes qui capte le signal myoélectrique, le transforme en signal électrique pur et le transfère à la prothèse pour qu'elle réagisse.
La prothèse sur laquelle travaille le Pr Englehart ne pourra jamais posséder toute la dextérité d'un bras humain mais, avec ses 27 mouvements et son fonctionnement par contrôle myoélectrique, elle s'en rapproche bien plus que les habituels crochets utilisés par la grande majorité des personnes ayant subi une amputation du bras. Les tests menés sur Proto 2 ont même révélé que les patients à qui l'ont plaçait une prothèse bionique ressentaient même la sensation de toucher là ou les électrodes étaient placées.