L'International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT) a rejoint le 25 février dernier le groupe des organisations participant à la Svalbard Global Seed Vault, la veille de l'inauguration de l'installation. Cette dernière est une banque internationale de semences pour l'agriculture. Ces semences sont conservées pour se prémunir de l'éventualité de la destruction à grande échelle de cultures par le changement climatique, les guerres ou la déforestation.
Les graines sont conservées dans l'île de Spitzberg, dans l'archipel de Svalbard au nord de la Norvège, où elles sont maintenues à une température comprise entre -20°C et -30°C. L'installation a des allures de sarcophage géant et elle est digne d'un roman de science-fiction. Néanmoins, il ne s'agit nullement d'une lubie de futurologues pessimistes mais bien d'un besoin réel. Les menaces sur la biodiversité sont bien réelles et des banques de semences ont déjà été détruites par le passé dans certains pays du monde.
L'association de l'ICRISAT à ce projet est d'ailleurs loin d'être anodine. L'institut est en effet l'un des rares au monde à travailler sur l'agriculture tropicale en milieu semi-aride. Sa banque de semences va donc permettre d'apporter de nouvelles espèces très importantes à la communauté.
L'utilisation des graines est contrôlée par l'organisme qui les dépose. La décision de monter cette installation de conservation des graines est le fait de trois acteurs : le gouvernement norvégien qui paie l'installation et ses coûts d'entretien, le Global Crop Diversity Trust qui fournit assistance scientifique et technique pour l'organisation des acheminements de graines vers la banque et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), qui va intégrer la Global Seed Vault dans son Système Mondial pour les Ressources Génétiques Végétales.