Après plus de 3 ans de réflexion, l'Indian Council of Medical Research (ICMR) a décidé de débuter un premier processus de dépistage de deux désordres métaboliques chez les nouveaux nés, à savoir, l'hypothyroïdie et l'hyperplasie surrénale. Selon le Dr. Vasantha Muthuswamy, Directeur Général Adjoint de l'ICMR, ces dépistages seront menés à une échelle expérimentale, principalement dans le but de recueillir des données sur ces deux maladies. Ainsi, seules les cinq plus grandes agglomérations indiennes seront concernées par ce processus : Chennai, Mumbai, Delhi, Kolkata et Hyderabad. Chacune de ces villes devra procéder à 20.000 dépistages par an chez les nouveaux nés.
Ces deux maladies présentent des caractères communs qui expliquent le choix qui s'est porté sur elles. Tout d'abord, elles sont facilement détectables et les traitements pour y remédier sont abordables financièrement. Un élément qui rend ce dépistage d'autant plus pertinent puisque, a priori, la grande majorité des familles seront en mesure de prendre à leur charge le coût de ce traitement. Ensuite, ces maladies doivent être traitées le plus rapidement possible après la naissance. Un délai dans la mise en place d'un traitement, ne serait-ce que de quelques jours, peut entraîner des séquelles très graves chez le nourrisson.
Cette démarche de l'ICMR est un premier pas vers la détection systématique de cette maladie, au moins dans les agglomérations. De plus, l'ICMR indique que l'éventail des maladies dépistées pourrait aussi être élargi prochainement, dans le cadre du même programme.
Pour information, selon l'ICMR, la prévalence de l'hyperthyroïdie serait en Inde de 1 pour 2500 nouveaux-nés et celle de l'hyperplasie surrénale de 1 pour 3700 nouveaux-nés.