Une des conséquences peut être les moins connues du VIH est de provoquer la démence. L'occurrence de cette maladie neuro-dégénérative est très élevée aux Etats-Unis et en Europe où elle toucherait selon les sources entre 20 et 45% des patients. A l'inverse, ce syndrome ne touche que très peu les patients indiens, à hauteur de 4% d'entre eux. Cette spécificité indienne du VIH provient-elle d'une meilleure défense immunitaire chez ces populations ou la souche du virus est-elle responsable de cette moindre virulence ?
Une équipe de chercheurs du Jawaharlal Nehru Centre for Advanced Scientific Research (JNCASR) et du National Brain Research Centre (NBRC) se sont penchés sur la question. Ils ont découvert que c'est dans le patrimoine génétique du VIH indien que se trouve la solution. La souche indienne, le HIV-1 de sous-type C, présente une modification génétique dans le code pour la protéine 'Tat', la protéine qui cause la démence dans les populations occidentales. La neuro-toxine est toujours générée mais sa virulence serait donc nettement moins importante.
Les résultats de l'étude menée par cette équipe de chercheurs sont parus dans l'édition de mars 2008 de la revue Annals of Neurology, éditée par l'American Neurological Association et la Child Neurology Society.
Jawaharlal Nehru Centre for Advanced Scientific Research, National Brain Research Centre (NBRC), Manesar, Gurgaon Dist. (Haryana) - http://www.nbrc.ac.in/