La National Pharmaceutical Pricing Authority (NPPA) est, comme son nom l'indique, l'organisme en charge de réguler le prix des médicaments en Inde. Les prix de 25% des médicaments -en terme de chiffre d'affaires- vendus dans le pays sont ainsi fixés par cette autorité.
Cette dernière a décidé, le 4 mars dernier, d'ordonner une réduction de 4,58% des prix de 74 médicaments. Cette décision intervient alors que le budget pour l'année 2008-2009 -qui est présenté au début du mois de mars en Inde- prévoit une diminution importante des taxes à la production sur les médicaments. La décision permet donc de redistribuer aux consommateurs indiens une partie de ces baisses d'impôts dont l'effet pour les entreprises concernées devrait être contrebalancé en partie par cette obligation de réduction des prix.
Cette décision devrait être accueillie avec soulagement par les petites et moyennes entreprises du secteur qui n'ont pas les moyens de s'implanter dans les zones franches -dans lesquelles les entreprises implantées ne paient pas cet impôt sur la production-. En effet, de telles zones existent dans certaines régions du pays comme l'Himachal Pradesh, mais elles ont surtout vu l'arrivée de multinationales et de grandes entreprises indiennes. Les petites et moyennes entreprises, déjà implantées dans les régions phares de la production de médicaments que sont le Maharashtra et le Punjab, souffrent aujourd'hui de la concurrence des entreprises implantées dans ces zones. La décision du gouvernement est donc positive pour ces dernières, qui voient le rapport de force s'équilibrer.
A l'inverse, les professionnels implantés aujourd'hui dans ces zones franches se plaignent du fait qu'elles ont réalisé un investissement sur la base d'avantages fiscaux qui sont en train de disparaître. Par ailleurs, elles soulignent que dans la plupart de ces zones, les coûts de production et surtout de transport des médicaments sont bien plus importants que dans le Punjab ou le Maharashtra.
A noter que les entreprises qui produisent des génériques ne sont pas soumises à l'impôt en question et que les produits sur lesquels n'est pas levé d'impôts sur la production ne sont pas non plus concernés par les réductions de tarifs. Les décisions qui ont été prises concernent donc uniquement la production et la commercialisation de médicaments sous licence.