Une étude menée par Alexander le Fèbre a démontré qu'il est possible d'utiliser un courant électrique à émission de champs pour régler la position de milliers de nanoaiguilles, des probes, qui permettent d'accélérer considérablement les vitesses d'enregistrement et de lecture de données sur de nouveaux media de stockage à très haute densité. L'évolution des disques durs conventionnels est en passe d'atteindre ses limites à cause du système de lecture et d'enregistrement des données qui entrave fortement la croissance des vitesses de traitement dans le futur.
La recherche conduite par l'Institut de recherche sur les nanotechnologies de l'université de Twente MESA+ utilise un système de sondes à nanoaiguilles pour le traitement de la mémoire. L'enjeu est alors de pouvoir contrôler la position de chacune des aiguilles pour obtenir un système à très haute densité.
Les relevés réalisés par le Fèbre montrent qu'un courant électrique à émission de champs peut être utilisé pour régler la position de ces aiguilles, sans qu'elles n'entrent en contact avec la surface de stockage. Il est possible de réduire la distance entre la pointe de l'aiguille et la surface du disque jusqu'à 100 nanomètres en maintenant le courant émis par celle-ci à un niveau constant, mais en faisant varier la tension. Il est cependant nécessaire d'améliorer la stabilité du courant, ainsi que la durée de vie des aiguilles pour pouvoir déployer le système.