Après un retard de près de six mois, le Delfi-C3, premier satellite "universitaire" construit aux Pays-Bas, sera lancé lundi 28 avril d'une base en Inde. Ce satellite aux dimensions réduites testera dans l'espace des cellules photovoltaïques à fine pellicule développées par Dutch Space, ainsi qu'un capteur solaire sans fil développé par l'organisation néerlandaise pour la recherche appliquée (TNO).
Jusqu'en 2004, il était impossible pour des étudiants de construire un satellite. Aujourd'hui, à l'instigation du responsable de projet Robert Hamann, le projet Delftois regroupe les facultés d'Electrotechnique, de Mathématiques, d'Informatique, et d'Aéronautique et techniques spatiales. C'est la recherche en matière de satellites aux dimensions réduites du professeur Bob Twiggs de l'Université de Stanford aux Etats-Unis qui a permis de réduire les coûts de développement de ce type d'engin les rendant ainsi accessibles aux universités.
Grâce à une conception intelligente, trois ans seulement ont été nécessaires au développement du nano satellite de l'Université de Delft. Ainsi, les systèmes principaux et secondaires ont ici été développés en même temps. Le retard accumulé n'est à imputer qu'au planning du lanceur.
Le Delfi-C3 est long de trente centimètres. Il embarquera pour des tests dans l'espace, un jeu de cellules photovoltaïques à fine pellicule développées par Dutch Space et permettant de réduire le poids des engins spatiaux à panneaux solaires et deux capteurs solaires de TNO, permettant d'orienter les panneaux solaires du satellite vers le soleil et d'en améliorer ainsi l'efficacité. Le satellite est également équipé de quatre panneaux solaires amovibles, huit antennes déroulables pour la diffusion et la réception de données vers et depuis la terre, et de divers systèmes d'aide à la manoeuvre. Il a par ailleurs été décidé que le Delfi-C3 n'embarquera pas de batterie évitant ainsi les problèmes de surcharge et les contraintes liées à leur usage.