Les patients ayant subi un traumatisme important s'en remettent aussi bien s'ils reçoivent des soins immédiats en réanimation (SIR) que des soins avancés de maintien des fonctions vitales (SAMFV), d'après l'Etude ontarienne sur les soins pré-hospitaliers avancés de maintien des fonctions vitales. Les résultats de l'étude, publiés dans le Journal de l'Association médicale canadienne, indiquent également que les SIR sont plus efficaces que les SAMFV pour le groupe de patients ayant subi les lésions les plus graves. Elle porte sur 2.867 patients ayant subi un traumatisme important, dont environ 21% ayant subi de graves lésions.
17 villes ontariennes ont intégré des cours sur les SAMFV à la formation des professionnels paramédicaux entre 1994 et 1998. L'Etude ontarienne visait à comparer de façon contrôlée les résultats des patients avant et après l'ajout de ces cours pour en évaluer les répercussions. Grâce à ces cours, les professionnels paramédicaux de soins avancés peuvent intuber des personnes en détresse respiratoire et administrer des médicaments par intraveineuse. Les professionnels paramédicaux de soins primaires, qui n'ont pas suivi ces cours, sont quant à eux autorisés à offrir un soutien respiratoire de base et à stabiliser les blessures.
Les résultats publiés aujourd'hui montrent que le taux de survie des patients ayant subi un traumatisme important ne s'est pas amélioré et que celui des personnes ayant subi les lésions les plus graves a chuté de 60% à 51% après l'ajout des cours sur les SAMFV en Ontario.
Cette étude est la troisième d'une série de quatre. Les résultats de la première étude, qui portait sur des patients ayant fait un arrêt cardiaque, montrent que le taux de survie n'a pas changé après l'ajout des cours sur les SAMFV. La deuxième étude ciblait des patients en détresse respiratoire (essoufflement). Les résultats indiquent que le taux de survie s'est amélioré après l'ajout de ces cours. La quatrième étude, qui porte sur des patients ayant une douleur à la poitrine, est toujours en cours. La série complète porte sur 30.000 patients.