L'équipe de chercheurs du Prof. Dr. Schulz de l'Université Duisburg-Essen va pouvoir poursuivre son projet "chimiluminescence et dégagement de chaleur" pendant 3 ans supplémentaires : elle bénéficiera pour cette prolongation d'un soutien d'environ 2 millions d'euros de la part de l'agence de moyen pour la recherche allemande (DFG). A ce projet, déjà soutenu depuis un an et demi, participent également des chercheurs de différents Instituts de Munich, Karlsruhe, Heidelberg, Darmstadt et Bielefeld.
L'objectif du projet est de minimiser les émissions de polluants lors des processus de combustion tout en augmentant l'efficacité de l'installation où se déroule cette combustion (centrale par exemple), pour produire un maximum d'énergie avec un minimum de combustible. Pour cela, les chercheurs ont examiné le comportement de la flamme dans la réaction. L'approche des chercheurs allemands est unique au monde : ils ont développé un "code de flamme" modélisant le comportement de la flamme, qui leur permettra de localiser où exactement le combustible est brûlé de façon optimale et où sont localisées les pertes d'énergie. Cette approche permet de ne pas avoir à intervenir dans le système de combustion même. "Jusqu'à présent la répartition du dégagement de chaleur est irrégulière et variable dans le temps" explique le Prof. Dr. Christof Schulz, "cela entraîne des vibrations qui influencent le processus de combustion". Selon lui, des instabilités naîtraient ainsi, susceptibles de nuire notablement aux appareillages techniques, et d'affecter le comportement de la flamme jusqu'à sa possible extinction.
De plus en plus, les études sur les combustibles s'intéressent à des technologies permettant la "Fuel Flexibility" : l'utilisation de différents combustibles dans une même installation. Les chercheurs examinent également la compatibilité du code de flamme développé avec les différents combustibles. La question est la suivante : "est-ce que le code de flamme fonctionne encore quand je remplace le gaz naturel par de l'éthanol?", explicite le Prof. Schulz. Pour l'instant les centrales ne sont pas "flexibles" mais à long terme, cette solution permettrait de ne plus dépendre que d'un seul combustible. Les résultats de ce projet pourraient aider à la construction de turbines extrêmement efficaces dans l'aéronautique ou dans la production d'énergie.