Une équipe de chercheurs des universités de Copenhague, Oxford et de Cambridge, a caractérisé 33 nouveaux gènes ARN du parasite Plasmodium falciparum à l'origine du paludisme. Ces résultats ont été publiés dans le journal scientifique international "Genome research" en décembre 2007.
L'équipe a entrepris une approche combinant analyses informatiques et expérimentales. Ils ont d'abord comparé les génomes de 8 espèces différentes de parasites du paludisme (causant le paludisme chez différents types d'organismes hôtes, tels que primates, rongeurs et oiseaux), puis ils ont prédit l'existence d'environ 600 nouveaux gènes ARN.
Le parasite du paludisme a un cycle de vie très complexe, qu'il est difficile de reproduire dans un laboratoire. Ainsi l'équipe a testé ses prédictions de gènes ARN sur des stades parasitiques dans des cellules sanguines humaines. Grâce à des puces ADN et des procédures expérimentales, ils ont vérifié l'existence de 33 nouveaux gènes ARN actifs dans le parasite résidant dans les cellules sanguines humaines.
Les fonctions de ces nouveaux gènes restent encore inconnues. Beaucoup de gènes ARN sont connus pour contrôler et réguler d'autres gènes, l'équipe espère que certains des gènes découverts fonctionnent comme des gènes "maîtres", contrôlant un certain nombre d'autres gènes dans le cycle de vie parasitique. L'identification de tels gènes maîtres pourrait permettre à terme le développement de nouveaux médicaments spécifiques à ces gènes pour le traitement du paludisme.