Dans le cadre du programme scientifique conduit pendant les deux années (2007-2008) de l'Année Polaire Internationale (API), le projet MEOP (Marine Mammal Exploration of the Oceans Pole to Pole) a pour mission d'acquérir de nouvelles données qui contribueront à améliorer notre connaissance de l'écologie des phoques et des cétacés et de données océanographiques. Des biologistes de l'Université de Tasmanie se sont joints à l'équipe scientifique à bord du navire polaire français en janvier dernier à Hobart pour se rendre à la base Dumont D'Urville en Antarctique.
Les chercheurs ont passé le mois de février à équiper des phoques de Weddell (Leptonychotes weddellii) de balises Argos munies de capteurs. Les capteurs des balises qui sont fixés sur la tête mesurent la position de l'animal ainsi que certains paramètres physiques de l'eau (température, salinité et pression). Les capteurs transmettront les données en temps quasi réel par satellite Argos pendant une période d'environ huit à neuf mois, et tomberont ensuite lors de la mue annuelle des phoques. En quelques heures, les données brutes sont récupérées par l'agence française ARGOS, décodées à l'Université St Andrews en Ecosse avant d'être transmises à l'Université de Tasmanie et aux autres organismes de recherche impliqués dans ce projet.
Les données fourniront des informations sur la distribution des phoques, leurs déplacements et l'utilisation des habitats qu'ils occupent. Les phoques de Weddell se déplacent beaucoup plus au sud que les éléphants de mer qui ont déjà fait l'objet de campagne de marquage et sont capables de plonger à une profondeur de l'ordre de 800 m ce qui permettra d'obtenir des données sur les eaux de la zone de banquise qui restent encore peu inaccessibles.
Le projet MEOP australien inclut l'Université de Tasmanie, le CSIRO et l'Australian Antarctic Division.