La convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (Montego Bay, 1982) autorise les pays signataires de la convention à demander une extension de leur souveraineté au-delà de la limite conventionnelle des 200 milles marins de leurs côtes, dans un délai de dix ans après la ratification.
La demande d'extension doit s'appuyer sur des dossiers établissant la position du rebord externe du plateau continental. Les fonds marins revendiqués doivent être une extension naturelle du socle continental du pays. L'Australie souhaitant exercer ses droits sur son plateau continental a déposé auprès de l'ONU une demande d'extension des fonds marins de 2,68 millions de km2, en 2004.
L'ONU a décidé d'octroyer 2,55 millions de km2 de fonds marins à l'Australie. Il s'agit d'une zone égale à 5 fois la superficie de la France, dix fois celle de la Nouvelle-Zélande et 20 fois celle du Royaume-Uni. L'extension concerne les fonds marins autour de l'Australie continentale, les îles Norfolk et Lord Lowe, et l'Antarctique. Ces zones encore peu explorées sont potentiellement riches en hydrocarbures et pourraient receler des nodules de manganèse. Selon le gouvernement fédéral, la côte antarctique ne fera pas l'objet d'exploration minière.
A la faveur de cette décision, l'Australie aura également le pouvoir de mieux contrôler et préserver l'environnement marin de cette région.