La faculté des sciences de la santé de l'université de Beira intérieur à Covilhã est engagée dans deux projets pour détecter la consommation de drogue d'une façon alternative à la prise de sang.
Le premier projet, porté par Eugénia Galhardo, a pour objectif de rechercher la présence d'antipsychotiques chez un individu en analysant la salive ou la sueur. Les autorités publiques utilisent déjà la salive pour détecter certaines substances, notamment lors de contrôles routiers. Cette étude se distingue par sa focalisation innovante sur les antipsychotiques. Les antipsychotiques sont des médicaments préférentiellement utilisés pour traiter les psychoses et principalement la schizophrénie, dont la détection peut-être intéressante dans certains cas, du fait de ses effets sédatifs et psychomoteurs. La chercheuse espère valider cette détection à partir de la salive avant la fin de l'année. Le test pourrait alors être utilisé dans les laboratoires du service de la Justice, partenaire de ce projet, ou dans n'importe quelle autre institution.
Le second projet vise à détecter la consommation de drogues, notamment les opiacés et cannabinoïdes, à partir de l'étude du cheveu. Au fur et à mesure que le cheveu pousse, il est possible d'établir un profil de consommation. La présence de certaines substances dans le cheveu est en effet associable à la consommation de drogues et, selon la longueur de celui-ci, il est possible de tracer un profil longitudinal de cette consommation. Le projet, qui est encore dans sa phase initiale, n'a été testé d'une façon vérifiée que sur la cocaïne. A terme, tous les types de drogues consommées devraient pouvoir être détectés.