Les ordinateurs quantiques devraient permettre, en théorie, d'atteindre une puissance de calcul un million de fois supérieure à celle des ordinateurs actuels. De plus grandes densité d'écriture et vitesse d'exécution ne sont possible que par l'utilisation des différents états moléculaires pour la réalisation du codage binaire classique. Les recherches actuelles concernant les systèmes quantiques, à l'avenir prometteur, sont ainsi orientées sur le spin de l'électron. Le problème majeur du développement d'ordinateur quantique basé sur le spin de l'électron vient de la décohérence quantique. En d'autres mots, l'ordinateur quantique perd sa mémoire. Contrairement aux ordinateurs classiques, les systèmes quantiques ne peuvent mémoriser les états 0 ou 1.
Une étape expérimentale clé dans la compréhension de ce phénomène de décohérence quantique se trouve dans les travaux du Professeur Achim Müller (Faculté de chimie à l'Université de Bielefeld) et de ses collègues de Grenoble et Beer-Sheeva (Israël). Au sujet de leurs travaux, un article est paru dans la dernière édition du journal scientifique NATURE (volume 453) du 6 mai 2008.
Au cours de leurs expériences, les chercheurs de l'équipe du Prof. Müller ont réussi à identifier la source principale de la décohérence quantique. Cette dernière serait liée à l'absence d'espace entre les molécules. Les chercheurs ont réussi de plus à s'affranchir de ce problème, en créant un espace entre des aimants moléculaires composés d'atomes de vanadium et d'oxygène. Cet espace a été réalisé par un arrangement astucieux de copolymères. Grâce à ces aimants se présentant comme un système quantique à deux états, ils ont ainsi pu procéder à la réalisation d'opérations logiques élémentaires.