A l'annonce en février dernier du plan gouvernemental "Rise" destiné à favoriser la R&D des start-ups installées à Singapour, les réactions furent mitigées. Certes, toute aide financière est la bienvenue, mais la portée de celle-ci risque d'être bien faible.
"Rise" (R&D Incentive for Start-up Enterprises) repose sur l'idée que ces jeunes structures ne font pas encore de profit, et qu'elles n'ont donc pas de revenu imposable. De ce fait, elles ne peuvent pas bénéficier des nombreuses déductions d'impôts accordées aux entreprises sur leurs dépenses de R&D. Dans le cadre de "Rise", les jeunes pousses qui consacrent au minimum 150.000 SGD par an à leur activité de R&D pourront convertir leur manque à gagner sur les impôts (dans la limite de 225.000 SGD) en subvention à taux fixe de 9% ; la subvention s'élève donc au maximum à 20.250 SGD par an. Cette somme paraît dérisoire par rapport aux besoins d'une entreprise pour se maintenir. Comme le soulignent certains observateurs, pour être vraiment utile, la subvention devrait s'élever à 20 ou 30% des pertes. Autrement dit, aide nécessaire mais sans doute pas suffisante.