Le gouvernement singapourien poursuit sa politique d'expansion des activités de recherche, toujours accompagnée d'un recrutement de scientifiques étrangers de renom. Ainsi, suite à la création du premier centre d'excellence (en technologie et science de l'information quantique), la ville-état ambitionne d'en ouvrir deux autres : un observatoire de la terre (qui couvrira principalement les domaines de la tectonique, du volcanisme et du climat) et un centre sur le thème du Cancer.
Ces centres seront donc dirigés par trois éminents scientifiques : les géologues Kerry Sieh de l'institut californien de technologie (Caltech) et Paul Tapponnier (CNRS-IPGP), et le professeur Daniel G. Tenen de Harward (dont les travaux portent sur la régulation de l'expression génétique et les facteurs de transcription). D'autres scientifiques étrangers, chercheurs et post-doctorants, sont également attendus dans ces nouveaux laboratoires. Ils travailleront en étroite collaboration avec les équipes déjà en place, principalement à NTU (Nanyang Technological University) et NUS-NUH (National University of Singapore - National University Hospital) qui ont proposé et soutenu respectivement ces deux projets.
Singapour se donne ainsi les moyens de ses ambitions d'un point de vue des ressources humaines mais également financier, puisque chacun de ces centres s'est vu alloué par la NRF (National Research Foundation) plus de 150 millions de dollars singapouriens (70 millions d'euros) sur dix ans, pour leur création et promotion. Le but de ces investissements est d'atteindre rapidement une reconnaissance internationale dans les domaines de recherche concernés, assortie de retombées positives en matière d'économie, d'éducation, de santé et d'environnement pour les Singapouriens.