Mesurer le CO2 atmosphérique deux fois l'heure, 24 heures par jour, 365 jours par année : voilà la base de travail du Programme canadien sur le carbone (PCC), auquel des chercheurs du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada collaborent.
Les forêts canadiennes comptent pour 10% des forêts mondiales et contiennent une grande quantité de carbone. De petits changements dans les réservoirs de carbone forestier peuvent donc causer un impact important sur le carbone planétaire. Le PCC a pour but d'étudier les effets du climat, des perturbations et de l'utilisation du territoire sur les flux de carbone entre les forêts et l'atmosphère. Au haut de pylônes, mieux connus sous le nom de tours à flux, des appareils de haute précision mesurent les quantités de CO2, de vapeur d'eau et d'énergie présentes dans l'atmosphère.
Sept stations de flux recueillent des données au Canada, dont une au Québec, localisée dans la région de Chibougamau. Au cours des années, les chercheurs y ont observé, entre autres, les effets du gel et du dégel, de la sécheresse et de printemps hâtifs et tardifs sur le taux de CO2 dans l'atmosphère. Une fois analysés et interprétés, ces renseignements sont essentiels pour déterminer si la forêt boréale constitue un puits ou une source de carbone.