La Higher Education Statistics Agency (HESA) vient de communiquer les revenus et les dépenses de l'ensemble des établissements britanniques d'enseignement supérieur, formation et recherche confondues, pour l'année universitaire 2006-7. La somme de leurs budgets se monte à 21,2 milliards de livres (environ 30 milliards d'euros à l'époque). Les recettes sont composées des subventions des conseils d'enseignement supérieur (Higher Education Funding Councils, HEFC, 38%), des droits d'inscription (26%), des contrats de recherche des Research Councils (Conseils de Recherche), des entreprises et de la Commission Européenne (15,5%), des dons (2%) et des recettes diverses (services, logements universitaires, cantines, entre autres, pour 19%). Les dépenses sont principalement dues aux frais de personnel (58%), aux dotations aux investissements (5%) et aux intérêts des dettes (1,5%).
Comme chaque année, les statistiques des fonds reçus par les différents établissements britanniques en provenance des sept Research Councils et du Wellcome Trust sont très attendues, et encore plus en cette année de Research Assesment Exercise, où les départements présentés par les universités sont évalués par les experts des conseils d'enseignement supérieur, les HEFC.
Sur l'année budgétaire 2007-8, il s'agit de 1,45 milliard de livres (environ 1,9 milliard d'euros) distribués par ces agences de moyens à tous les chercheurs dont le projet de recherche est accepté après expertise. Pas de surprise pour les universités les plus dotées : dans l'ordre, on trouve Cambridge, Oxford, Imperial College, University College London, Manchester et Edimbourg. D'ailleurs, les vingt universités du Russell Group, qui regroupe les universités avec une tradition de recherche ancienne, obtiennent les 2/3 des financements. Mais elles en représentaient 71% en 2006-7, ce qui indique la montée en puissance de nouveaux établissements.
Les établissements d'Ecosse et du Pays de Galles progressent d'ailleurs par rapport à l'année précédente, en général au détriment des plus grosses universités anglaises traditionnelles. Individuellement, les plus fortes augmentations des sommes des revenus de contrats sont à porter au crédit de Leeds, Manchester, Glasgow et Cardiff.
Les classements admettent aussi des variantes selon les disciplines ; ainsi, en médecine, on trouve en tête Oxford, Cambridge, UCL, Imperial College London et King's College.
Parmi les instituts propres des Research Councils, quatre instituts du BBSRC (Rothamsted, John Innes, et l'Institute of Animal Health) ainsi que ceux du MRC s'en tirent particulièrement bien.