L'Agence spatiale japonaise (JAXA) et le NICT (National Institute of Information and Communications Technology) poursuivent actuellement la vérification des systèmes du satellite de télécommunication WINDS/Kizuna qui a été lancé le 23 février dernier. Une première expérience record a été enregistrée avec des transmissions à 1,2 Gbps entre les antennes multi-faisceaux (MBA) du satellite et une station de réception au sol à Kashima (une antenne de 2,4 m de diamètre montée sur véhicule). A titre indicatif, les transmissions réalisées par les satellites de l'opérateur japonais JSAT sont de 2 Mbps en liaison montante et de 10 Mbps en liaison descendante, tandis que celles fournies par l'américain Wildblue sont respectivement de 256 kbps et 1,5 Mbps.
Ces transmissions ultra-rapides permettront de lutter contre la fracture numérique, de transmettre des informations en très haute-définition ou encore de constituer un circuit de back-up. Pourtant, la JAXA et le NICT ont annoncé aussi récemment qu'un dysfonctionnement était survenu au niveau de deux des huit amplificateurs à tubes à ondes progressives (TWTA) utilisés par les antennes multi-faisceaux. Les générateurs se sont éteints automatiquement, mais aucune anomalie n'a été décelée dans les données télémétriques. Un redémarrage a été effectué, qui a rétabli le fonctionnement normal des deux amplificateurs, mais l'un deux s'est de nouveau éteint à deux reprises et à depuis été laissé en l'état. La cause est actuellement recherchée, mais l'amplificateur multiports disposant de deux amplificateurs de secours, cette anomalie ne devrait pas interférer sur la mission du satellite.
Un second record a ensuite été établi avec la communication ultra-rapide de données à 622 Mbps entre les antennes actives à réseau de phase (APAA) et des stations de réception à Kashima (antenne de 5 m) et à Hokkaido (antenne de 2,4 m sur véhicule). Ces communications en bandes Ka sont aussi les plus rapides réalisées à ce jour par une antenne à balayage électronique. Couvrant un tiers de la surface terrestre, elles permettront notamment de procurer à la région d'Asie Pacifique un accès à l'internet haut-débit.