Plus d'innovation, de compétitivité et d'internationalisation. La formule restera la même. Les récentes déclarations de Donald Tusk, Premier ministre polonais, et de Barbara Kudrycka, sa ministre de l'enseignement supérieur et de la science, prônent en effet la continuité avec le gouvernement précédent concernant la réorientation stratégique de la recherche et de l'enseignement supérieur polonais.
Parmi les modifications annoncées, la réforme de l'habilitation, plus haute qualification universitaire et passeport indispensable pour l'enseignement. Si cette mesure ne fait pas l'unanimité auprès des universitaires, l'augmentation des dépenses de l'état en matière de recherche et d'enseignement à 2% du PIB d'ici à 2013 est mieux acceptée... "Notre ambition n'est pas seulement de garder les Polonais les plus talentueux dans le pays, mais aussi d'attirer les jeunes chercheurs étrangers", a déclaré Donald Tusk, qui souhaite aussi réévaluer le salaire des professeurs.
Des universités de référence seront désignées. La compétition sera favorisée entre celles-ci pour l'attribution de bourses. Les universités de référence devront ainsi prouver leur excellence en matière de recherche et d'enseignement. Elles seront enfin incitées à créer des partenariats avec le privé.
Les changements toucheront aussi l'Académie Polonaise des Sciences, qui devra réorganiser son système de management alors que dans le même temps, certains de ses instituts seront réformés. Les universitaires et les chercheurs sont globalement favorables aux propositions gouvernementales même si les principes d'application semblent encore vagues.