La JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency) et l'industriel IHI (Ishikawajima-Harima Heavy Industries) ont présenté le 15 mai à un sous-comité de la Commission des Activités Spatiales (SAC) une nouvelle estimation du coût du projet Galaxy Express (GX), un futur lanceur moyen développé dans un partenariat entre les secteurs public et privé. Le projet GX est confronté à des problèmes financiers et un glissement de calendrier à cause des difficultés technologiques imposées par la propulsion au méthane censée équiper le second étage du lanceur. En outre, le moteur prévu pour le premier étage (le moteur de l'ATLAS-III) dont le secteur privé à la responsabilité, a cessé d'être produit par les Etats-Unis. Il est fort probable qu'il sera remplacé par celui de l'ATLAS-V, mais cela entraînera irremédiablement des modifications de conception et donc de nouveaux frais.
Au vu de cette situation, la Commission des Activités Spatiales (SAC) a recommandé le 30 mai l'interruption du projet. Selon les estimations, si le développement se poursuivait, il pourrait atteindre le montant maximum de 220 milliards de yens (environ 1,3 milliard d'euros, en incluant le coût des deux modèles de vol), un chiffre très au-dessus des 45 milliards de yens (environ 280 millions d'euros) prévus originellement. Si les deux modèles d'essai prévus étaient fabriqués, ils coûteraient chacun entre 15 et 19 milliards de yens (entre 94 et 122 millions d'euros), soit beaucoup plus cher qu'un lanceur H-IIA. A ce jour déjà 70 milliards de yens (437 millions d'euros) ont été investis par le secteur public et le secteur prive réunis. Cependant, dans le meilleur des cas, un minimum de 80 milliards de yens (500 millions d'euros) sera encore nécessaire pour achever le développement (en utilisant le maximum de composants déjà qualifiés et en empruntant un pas de tir de l'armée de l'air américaine). En outre, un premier lancement en 2011, comme le désire absolument le secteur privé, est désormais impossible. Avec l'interruption du projet, les travaux sur le développement du moteur à propulsion méthane seront aussi interrompus. La SAC a annoncé que seule la recherche fondamentale serait poursuivie, en raison d'une situation financière serrée à la JAXA et du caractère non-prioritaire de ces travaux.