Le Système national de surveillance accrue du cancer (SNSAC) de Santé Canada fournit de l'information sur les facteurs géographiques et comportementaux qui pourraient ou non avoir une incidence sur la prévalence de la maladie.
Ce système de surveillance aide le Ministère à étudier l'impact des facteurs environnementaux sur la prévalence du cancer au Canada et les facteurs de risque liés aux comportements. L'équipe du Dr Mao a mené une étude sur le lien entre la distance entre les résidences et les installations industrielles et les lymphomes non hodgkiniens. Des analyses sont également en cours afin d'examiner le lien entre les sous-produits de la chloration de l'eau potable et le cancer de la vessie. Le système de surveillance permet l'étude détaillée de plus d'une dizaine d'autres cancers et de sous-produits de chloration, dont certains n'ont encore jamais été examinés dans le monde.
Par exemple, les données sur les facteurs de risque qui ont été recueillies à l'aide du SNSAC ont permis à Santé Canada d'examiner le lien entre l'activité physique et le risque de cancer du poumon au Canada. L'analyse des données laisse entendre que l'activité physique récréative contribue à diminuer le risque de cancer du poumon pour les deux sexes. On a également constaté que l'activité physique récréative réduit considérablement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et chez ceux qui ont un indice de masse corporelle faible ou moyen.