D'après l'étude d'une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l'Université Laval, les reins prélevés chez les personnes âgées décédées seraient efficaces pour les transplantations.
Sacha De Serres, résident en néphrologie, et les professeurs Isabelle Côté, Jean-Guy Lachance, Réal Noël et Isabelle Houde ont analysé des patients ayant reçu des reins provenant de donneurs âgés (69 ans en moyenne), de donneurs marginaux (62 ans) et de donneurs idéaux (24 ans), à l'Hôtel-Dieu de Québec entre 1999 et 2007. 90% des reins fonctionnent encore cinq ans après l'intervention.
Il faut cependant greffer les deux reins pour que les patients retrouvent une fonction rénale suffisante. "C'est une intervention plus complexe que la greffe habituellement pratiquée, reconnaît Sacha De Serres, mais les médecins de l'Hôtel-Dieu de Québec possèdent maintenant une expertise dans le domaine."
Ces nouveaux reins disponibles pour les greffes pourraient remédier en partie à la pénurie actuelle d'organes. Entre 1999 et 2007 les médecins de l'Hôtel-Dieu de Québec ont ainsi augmenté de 19% le nombre de transplantations.