La fièvre aphteuse est une maladie d'origine virale très contagieuse touchant les bovins, ovins et autres mammifères bi-ongulés. Elle peut occasionner des pertes économiques considérables. Elle se traduit par l'apparition de lésions sur les muqueuses buccales, nasales et mammaires ainsi que sur les onglons.
La Communauté européenne a décidé d'arrêter la vaccination à des fins prophylactiques en 1991. Lorsqu'un foyer est déclaré, on procède désormais à l'abattage systématique du troupeau affecté. L'Australie est indemne de cette maladie infectieuse, et a renforcé ses mesures de quarantaine aux frontières afin de réduire les risques d'introduction du virus, notamment depuis l'épizootie catastrophique de 2001 au Royaume-Uni.
La vaccination conduit à la formation d'anticorps que l'on ne savait pas jusqu'ici différencier des anticorps résultant de l'infection avec les tests diagnostiques existants, si bien que les animaux infectés et vaccinés ne pouvaient pas être distingués. Les stratégies de vaccination compliquent donc la procédure pour établir si un pays ou une région peut être reconnu indemne de fièvre aphteuse.
Des biologistes du CSIRO ont développé un nouveau test diagnostique des anticorps antivirus aphteux qui est capable de discriminer et distinguer les anticorps issus de la vaccination (spécifiques des types de virus modifiés inclus dans le vaccin utilisé) de ceux du virus sauvage résultant d'une infection éventuelle. Il s'agit d'un test biochimique classique, rapide et peu coûteux.