L'utilisation de matériels prothétiques et de cathéters s'accompagne parfois d'infections bactériennes aux conséquences quelquefois graves. Les micro-organismes qui colonisent et adhèrent à la surface du dispositif médical sont protégés par une matrice extracellulaire polysaccharidique qui, en entravant le passage de substances médicamenteuses, rend leur éradication difficile. La couverture ou l'imprégnation du matériel par des agents anti-infectieux permet de diminuer l'incidence des infections bactériennes.
Des biologistes de l'Université d'Australie méridionale ont testé l'action de substances chimiques extraites de plantes indigènes sur des bactéries. Soixante-dix espèces et hybrides d'Eremophila (famille des Myoporaceae), une plante médicinale aborigène, ont été sélectionnés. Des extraits et décoctions obtenus à partir de ces arbustes sont traditionnellement utilisés comme liniments, antiseptiques et médicaments, et les feuilles de certaines espèces exsudent des résines qui étaient traditionnellement employées pour colmater et coller.
Les résultats des tests ont montré que les composés extraits de certaines espèces d'Eremophila sont particulièrement efficaces contre les bactéries responsables des infections associées aux cathéters et autres dispositifs médicaux. Les enduits réalisés à partir de ces substances chimiques empêchent la colonisation des surfaces des matériaux.