L'étude sociologique sur les sexes menée par le Conseil de Recherche Norvégien sur la période 2001-2007 a été clôturée par une conférence très attendue le 15 avril 2008 à Oslo. Un nouveau programme a été mis en place pour une période de 4 ans.
Au cours du discours d'ouverture de la conférence, la Ministre de l'Enfance et de la parité, Anniken Huitfeldt, a insisté sur l'importance de la recherche pour l'égalité des sexes dans tous les sens du terme : "Dans nos efforts pour atteindre l'égalité des sexes, nous avons besoin de connaissances et de documentation, non pas de suppositions. Les chercheurs méritent des remerciements pour avoir contribué à augmenter le niveau de connaissances dans des domaines tels que le respect de la parité, les mouvements des droits des femmes, les mariages forcés et mutilations génitales ?".
Sujets pertinents
Anne-Jorung Berg, présidente du programme résumant le travail réalisé en Norvège pour cette étude, a fait remarquer que les activités de recherche étaient pertinentes, innovantes et conservaient un haut niveau de mérite scientifique. Cette étude clarifie trois points qui, dans les études précédentes, n'étaient pas mis en avant : les confrontations interculturelles, la sexualité et la masculinité.
Un domaine de recherche séparé
"L'étude sur les sexes est interdisciplinaire et doit être intégrée à des travaux menés dans d'autres disciplines", conclue Mme Berg. Elle pense cependant que cette étude sociologique doit être maintenue comme activité à part entière afin de permettre le développement de ce domaine de recherche. Le Conseil de Recherche partage cette opinion et un nouveau programme devant durer jusqu'en 2012 va être mis en place. Ce nouveau programme a un budget total d'environ 56 millions de couronnes norvégiennes et a reçu 60 promesses de dons, atteignant une somme de 330 millions de couronnes à l'issue de son premier appel de promesses de dons en février.
Nécessité de collaboration avec des équipes étrangères
Les groupes de recherche norvégiens dans ce domaine de recherche étant petits, des contacts avec des équipes étrangères sont de la plus haute importance. Mme Berg est satisfaite que le programme ait rendu la recherche norvégienne dans ce domaine connue par la communauté internationale. "Les chercheurs norvégiens font maintenant partie d'un important réseau international, ils publient dans des revues internationales très cotées et participent à d'importantes activités européennes. Nous sommes fiers de la réputation internationale que nous avons atteint" a-t-elle conclu.