Un comité nordique a récemment mené une évaluation de la recherche sur l'histoire norvégienne. La recherche est de bonne qualité mais un plus gros effort doit être fait pour intégrer des perspectives internationales. De plus, les instituts de recherche doivent définir leurs profils de recherche plus clairement.
La constitution norvégienne a été signée par une assemblée exclusivement masculine dans la petite ville d'Eidsvold le 17 mai 1814. Le comité d'évaluation reconnaît que les historiens norvégiens jouent un rôle important dans les débats publics nationaux mais recommande qu'ils prennent une part plus active dans les débats internationaux et développent une collaboration avec l'étranger. L'étude indique également que la formation des chercheurs dans le domaine de l'histoire norvégienne est de haut niveau. Cependant, les plus petits groupes universitaires ont besoin d'un meilleur accès aux réseaux de recherche.
Histoire locale, histoire médiévale et recherche d'histoire de genre
Une caractéristique distinctive de la recherche sur l'histoire norvégienne est l'importance donnée aux recherches locale et régionale. Le comité recommande que les chercheurs dans ces domaines intègrent des tendances de recherche internationale dans leurs activités. La raffinerie de pétrole de Mongstad peut servir de symbole de l'importance de l'industrie du pétrole et du gaz dans l'histoire norvégienne moderne. L'évaluation met aussi en évidence l'importance de l'histoire médiévale et de l'histoire de genre (parité) dans la recherche norvégienne. Les historiens spécialistes de la technologie et de l'environnement sont également félicités pour leurs capacités d'innovation et leur position internationale.
Recommandations
En plus d'accroitre l'intérêt sur l'internationalisation de la recherche, le comité recommande que la communauté de recherche en histoire renforce ses approches théoriques et méthodologiques et donne une plus grande priorité à l'historiographie. L'évaluation a couvert 11 départements d'histoire appartenant à neuf instituts en Norvège. Au total, 147 chercheurs ont été impliqués dans cette étude.