Ils sont près d'une soixantaine de chercheurs français à travailler dans les structures de recherche publiques à Singapour : le contingent national continue de s'agrandir au fil des années au point de prendre aujourd'hui une taille significative et de couvrir l'ensemble des niveaux de responsabilités dans des domaines scientifiques variés.
On note une forte présence française dans le domaine des sciences de la vie, en particulier dans les instituts d'A*STAR (la principale agence de recherche du pays) où ils sont 25 (du doctorant au directeur de laboratoire), principalement au sein de l'IMB (Institute of Medical Biology) et de l'IMCB (Institute of Molecular and Cell Biology). Du côté des universités, c'est à NUS (National University of Singapore) et notamment dans la Yong Loo Lin School of Medicine que la France est le mieux représentée.
En sciences de l'ingénieur, deux domaines se distinguent nettement : la microélectronique et les semi-conducteurs. Dans ces deux champs, on trouve un groupe de chercheurs gravitant autour de NTU (Nanyang Technological University) et des instituts d'A*STAR IMRE (Institute for Materials Research and Engineering) et IME (Institute of Microelectronics). Du côté des sciences et technologies de l'information et de la communication, l'unité mixte internationale IPAL (Image, Perception, Access and Language) accueille plusieurs de nos compatriotes dans le cadre d'un partenariat avec l'Institute for Infocomm Research (I2R), le CNRS, NUS et l'Université Joseph Fourier de Grenoble.
Cette collaboration à tous les niveaux de responsabilités et sur des sujets d'excellence de la recherche française est une illustration parfaite de la stratégie d'opportunité de Singapour qui engage des moyens considérables sur des domaines spécifiques jugés stratégiques afin d'attirer dans la Cité-Etat les plus grands spécialistes en la matière.