Dans le cadre de leurs recherches sur les cellules souches embryonnaires, des scientifiques de l'Institut du Génome (GIS) et de l'Université Nationale de Singapour (NUS) ont récemment permis de déterminer plus de 3.000 localisations génomiques impliquées dans l'interaction avec des facteurs de transcription. En effet, ces protéines jouent un rôle fondamental dans la transcription et la régulation génique et la détermination de leur domaine de liaison à l'ADN devrait ainsi permettre de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. Ainsi, dans le cas des cellules souches, cette découverte devrait participer, à terme, à l'élucidation des systèmes de régulation et de transcription, fondamentale à la compréhension des propriétés spécifiques aux cellules souches, à savoir leur aptitude à se spécialiser en différents types cellulaires (pluripotence) et à se diviser indéfiniment (immortalité).
Ces résultats, publiés dans le très reconnu journal Cell (édition du 13 juin 2008, p. 1106-1117), sont le fruit d'un séquençage génomique par criblage à haut débit sur l'ensemble du génome de la souris, ciblant les loci de 13 facteurs de transcription (Nanog, Oct4, STAT3, Smad1, Sox2, Zfx, c-Myc, n-Myc, Klf4, Esrrb, Tcfcp2l1, E2f1 et CTCF) vraisemblablement impliqués dans les voies de signalisation relatives aux propriétés particulières des cellules souches.