Les aéroports de Moscou seront très bientôt équipés d'un nouveau type d'appareil capable de détecter, même dans des récipients clos, des liquides dangereux (inflammables ou explosifs), et ce, même en très faible quantité. Ce nouvel appareil a été présenté au Salon Sécurité complexe-2008, qui s'est tenu à Moscou à la mi-mai.
Mis au point par le laboratoire AVK, ce nouveau dispositif, baptisé LQtest, est capable de distinguer des substances telles que l'essence, les mélanges combustibles, l'acétone, la nitroglycérine, différents alcools et autres liquides dangereux des produits tels que les boissons non alcoolisées, les boissons alcoolisées, les produits laitiers, sans ouvrir le contenant. Présenté comme étant "compact et portatif" le LQtest se différencie des appareils étrangers du même type par un encombrement et un prix nettement moindres. Il est par exemple beaucoup moins volumineux que ses homologues japonais et ne coûte que 35.000 roubles (soit environ 1.000 euros) contre plusieurs dizaines de milliers de dollars pour ces derniers. Selon ses concepteurs, cet appareil est le seul au monde à pouvoir détecter de faibles doses (50 mg) de substances potentiellement dangereuses.
Le LQtest a subi des tests dans plusieurs aéroports russes, notamment à Moscou et Novossibirsk. Les responsables de deux aéroports de la capitale (Cheremetievo et Domodiedovo) se disent très intéressés et ont passé des commandes pour la fabrication en série de cet appareil. L'utilisation de ces équipements dans les aéroports russes permettra aux passagers de monter à bord des avions avec des produits liquides, ce qui est actuellement interdit. Les services de sécurité pourront naturellement utiliser cet appareil dans les aéroports, mais aussi dans les postes de contrôle douaniers, dans tous les lieux de regroupement massif de la population.