Des scientifiques taiwanais rapportent avoir développé un nouveau modèle de frein moléculaire qui serait capable de fournir sur demande l'énergie nécessaire à stopper les futures nanomachines. Ce système fonctionne à l'énergie solaire et il est le premier pouvant être utilisé à température ambiante.
Selon YANG Jye-Shane et ses collègues du département de chimie de l'Université nationale de Taiwan et de l'Institut de chimie de l'Academia Sinica, la possibilité de contrôler le mouvement de petites molécules, ou même de structures moléculaires plus importantes, est un élément essentiel pour le développement des nanomachines. Des moteurs moléculaires ont déjà été développés pour assurer la propulsion de ces machines mais la réalisation d'un système de freinage moléculaire fonctionnel a longtemps été un challenge.
Le prototype développé par l'équipe du professeur YANG ressemble à une roue constituée de 4 ailettes contenant des molécules photosensibles qui tourne librement lorsqu'une nanomachine est en mouvement. En exposant cette roue à une source lumineuse, sa structure se modifie et ne peut plus tourner, entraînant le freinage du système. La puissance de freinage peut alors être régulée en contrôlant l'exposition lumineuse.
Les travaux ont été publiés début juin dans la revue en ligne "Organic Letters".