Le projet d'agrandissement du Centre de recherche sur les technologies de véhicules (NFF) de l'aéroport de recherche de Basse-Saxe, mené par l'Université technique de Brunswick (TU Braunschweig), a obtenu la deuxième meilleure évaluation lors de l'assemblée d'été du Conseil scientifique allemand (Wissenschaftrat, WR) [1].
Le WR, plus haut organe scientifique de conseil du Bund et des Länder, préconise ainsi un investissement de 23 millions d'euros par l'Etat fédéral et le Land de Basse-Saxe pour la construction d'un hall d'essais servant aux tests de propulsion, et pour l'aménagement de nouveaux bureaux. Une thématique centrale serait le développement d'un concept d'"avion du citoyen". Ce sera à la Commission Bund-Länder (BLK) de décider définitivement du soutien au projet, le 27 octobre 2008.
En plus du NFF déjà existant dans l'aéroport de recherche à Brunswick, le nouveau projet implique le futur hébergement de différents instituts dédiant leur recherche aux technologies aéronautiques : 6 instituts d'Universités techniques et 4 instituts du Centre de recherche aérospatial allemand (DLR). D'autres établissements de l'Université Leibnitz de Hanovre pourraient également être intégrés, pour développer la mise en réseau au sein de l'Ecole supérieure technique de Basse-Saxe ("Niedersächsische Technische Hochschule", NHT).
L'"avion du citoyen", l'une des pistes de recherche centrales de ce nouveau centre, est mentionné comme le concept répondant aux besoins croissants de la population en terme de mobilité. Dans cette optique, les chercheurs de Brunswick tenteront de trouver des solutions innovantes en prenant en compte la diminution de la capacité des aéroports tout en respectant la sensibilité de la population aux nuisances sonores. Sans oublier qu'ils devront tenir compte des prix élevés des carburants ainsi que les effets du trafic aérien sur l'environnement. Le concept se décline sous la forme d'un avion construit à base de matériaux efficaces intégrant des structures légères intelligentes, ayant un maximum d'autonomie et circulant à l'aide d'un système de transport aérien automatisé. "Avec l'avion du citoyen, nous voulons ouvrir un nouveau segment de marché porteur d'avenir. Cela pourra donner un avantage concurrentiel à l'industrie aéronautique européenne", explique le Prof. Rolf Radespiel de l'Institut de mécanique des fluides de la TU Braunschweig, initiateur et coordinateur de la demande du permis de construire. Les industriels Airbus, Lufthansa, MTU, Liebherr et Rolls Royce ont déjà exprimé leur intérêt pour un tel projet.
La TU Braunschweig a déjà annoncé son soutien au projet sous la forme d'une allocation de 6.000 m2 de terrain sans frais.