Des analyses ADN de résidents des villages druzes en Israël laissent penser que cette ancienne communauté offre un instantané génétique du Moyen Orient tel qu'il était il y a plusieurs milliers d'années.
Selon une nouvelle étude menée par une équipe internationale et dirigée par des chercheurs de l'école de médecine Rappaport du Technion, les Druzes possèdent une remarquable diversité de types ou lignées d'ADN mitochondrial qui se seraient séparés il y a plusieurs milliers d'années. Cependant, au lieu de se disperser dans le monde après leur séparation, la gamme entière de lignées peut toujours être retrouvée dans la petite et hermétique population druze.
Le chercheur du Technion, Karl Skorecki, note que cette découverte conforte la tradition oral druze qui stipule que les membres de cette communauté viendraient de diverses lignées d'ancêtres "ramenées il y a des dizaines de milliers d'années". Les Druzes représentent un "sanctuaire génétique" ou une "relique vivante" qui fournissent un aperçu de la diversité génétique du Moyen Orient de l'antiquité, écrivent les chercheurs dans le journal "PLoSONE" du 7 mai dernier.