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BE Slovénie 61  >>  18/07/2008

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Environnement
Les tremblements de terre ne détruisent pas seulement les maisons

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55504.htm

Pour déterminer l'intensité d'un séisme, il faut en plus de la réaction des gens et de leur environnement, des conséquences sur les objets et des dommages sur les constructions, tenir compte de leurs effets sur la nature. C'est ce qui a conduit à effectuer des comparaisons entre les effets des tremblements de terre sur les constructions et dans la nature, là où cela était possible. Cette comparaison a permis une évaluation plus précise des dommages dans la nature, que l'échelle sismique européenne traite de façon très générale. Les résultats d'analyse des dommages dans la nature ont été recueillis à la suite des deux tremblements de terre de 1998 et 2004 dans la région de Zgornje Posocje.

On espère que les résultats de cette étude comparative des deux séismes conjugués à la prise en compte des événements historiques antérieurs, permettront de prendre des mesures préventives passives et actives en direction de cette région. Cela implique d'une part chez les institutions et la population locales de mieux connaître les menaces sismiques grâce à certains phénomènes naturels, et, d'autre part d'éviter la construction des habitats dans les zones menacées par les écroulements dans la nature.

Lorsque l'on étudie les conséquences d'un séisme, on a tendance à négliger les dommages moins importants d'un point de vue humain, ceux affectant la nature. Pourtant leur observation permet d'une part de glaner des informations utiles dans l'étude des conséquences d'un tremblement et d'autre part d'identifier les dommages pouvant a posteriori être à l'origine d'autres catastrophes touchant l'homme. L'étude des dommages moindres dans la nature, survenus à la suite d'un séisme de moyenne ou de forte intensité, qui n'ont pas eu de conséquences notables sur l'homme et ses biens, permet d'établir un pronostic de ce qui peut se produire au cours des séismes ravageurs d'intensité 8 ou plus selon l'échelle EMS. Elle permet également d'établir une échelle de valeur entre les conséquences du tremblement sur la nature et son intensité. On peut ainsi dans les lieux peu ou pas habités évaluer l'intensité d'un tremblement de terre.

Au cours des deux derniers séismes en 1998 et 2004, surtout au cours du premier qui a été plus intense, de nombreuses fentes se sont ouvertes dans les roches, devenant ainsi des lieux potentiels favorables à l'apparition de phénomènes futurs instables et menaçants. Sur les versants sont restés de nombreuses labilni bloki, des roches et des pierres dont les animaux, les gens et les facteurs climatiques peuvent à n'importe quel moment provoqué l'éboulement. Cette dégradation, sous forme de nouvelles fissures dans la roches ou d'élargissement de celles déjà existantes, représente un réel danger pour les randonneurs et les alpinistes : les prises et les marches ne sont plus sûres et peuvent se briser sous le poids de l'homme. L'analyse de l'étude comparative entre les deux séismes a permis de créer un lien entre l'intensité du séisme et les dégâts entraînés dans la nature. Dans une colonne sont indiqués les phénomènes caractéristiques du séisme de 2004 et dans l'autre ceux du séisme de 1998. Bien évidemment, il a été démontré que plus le séisme était intense plus ses conséquences sur la nature s'en faisaient ressentir. Les effets du séisme se sont reflétés dans la taille et la fréquence des phénomènes.

Au cours du séisme de 2004, dont l'intensité a été évalué entre les degrés 6 et 7 selon l'échelle EMS, des phénomènes de destructions superficielles sont apparus dans la nature, pour l'essentiel de petits éboulements dans les collines. Il y eut aussi de nouvelles fissures et des glissements en bordure de terrasse, des chutes de rochers et des élargissements de fentes. Le séisme de 1998, dont l'intensité a été évalué entre les degrés 6 et 7 selon l'échelle EMS, a provoqué, en plus des dommages déjà cités, des éboulement de plus grande taille. En 2004 cependant, quelques longues fissures caractéristiques d'un séisme d'amplitude 7 sont apparues également. Cela montre qu'à certains endroits, des facteurs locaux peuvent contribuer à l'émergence de dommages propres à des séismes violents. Pour l'élaboration d'une échelle typique de phénomènes naturels pour une zone particulière, il faut donc tenir compte des facteurs suivants : sa morphologie -plaine, plateaux, terrasses, colline...-, le type de roche et leur propriétés géomécaniques, la carte des fissures et des dommages sur les roches.

Tout comme pour les constructions, il faut établir une échelle de vulnérabilité pour la nature. L'étude propose une échelle à cinq degrés. Le classement dans l'une des catégories s'effectue en fonction de la qualité des rochers, de leur formation morphologique et d'autres facteurs pouvant entraîner l'apparition de phénomènes sismiques au cours d'un tremblement. 5 catégories également décrivent l'état de vulnérabilité pour différentes sortes de terrains. La classification de l'endommagement de la nature est différente de celle des constructions, elle repose en effet plus sur le genre de phénomènes sismogéologiques que sur l'importance de l'endommagement. L'analyse de l'étude comparative, a montré que beaucoup de travail restait à faire. Pour recueillir des résultats plus utilisables, il va falloir analyser en détail le processus de destruction de grands éboulements en particulier, effectuer une analyse statistique de l'espace concernant le rapport entre l'éloignement et la taille des phénomènes de destruction dans la nature depuis l'épicentre du séisme, etc. Il serait également utile pour les Alpes slovènes d'établir la prévision des dangers d'éboulement et des courants de fragmentation à l'échelle détaillée de 1 : 5000 ou 1 : 10.000 sur la base de facteurs géologiques, morphologiques et autres. On pourrait ainsi comparer les éboulements dus aux séismes et ceux qui ne le sont pas.

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Pour en savoir plus, contacts :

- Institut de sismologie et géologie, Agence slovène pour l'Environnement - site internet : http://www.arso.gov.si/en/ - adresse : Dunajska 47, 1000 Ljubljana - Contact : dr. Renato Vidrih, Directeur : email : renato.vidrih@gov.si - tel : +386 1 478 7272
- Faculté des Sciences Naturelles et Ingéniérie (Naravoslovnotehniska Fakulteta), Université de Ljuljana - site internet : http://www.ntf.uni-lj.si/ - adresse : Askerceva 12, 1000 Ljubljana - tel : +386 1 470 4500 - fax : +386 1 470 4560 - Contact : Mihael Ribicic

Code brève
ADIT :
55504

Source :

Delo, Jeudi 17 avril 2008

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Origine :

BE Slovénie numéro 61 (18/07/2008) - Ambassade de France en Slovénie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55504.htm
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