Des chercheurs ibéro-américains dirigés par une scientifique de Coimbra vont développer un aliment probiotique (micro-organismes vivants, qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent un effet théoriquement bénéfique sur la santé de l'hôte) à partir du sérum du lait, normalement rejeté dans l'environnement, en dépit de son caractère polluant et du traitement coûteux de ses effluents. Le projet révélé le 19 mai dernier regroupe une soixantaine de chercheurs de six pays. Le réseau ibéro-américain pour la Validation de Faisabilité du Développement pour l'Alimentation à partir des Effluents des Industries Laitières a été rejoint par un groupe de chercheurs du département de chimie de la faculté des sciences et de la technologie de l'université de Coimbra (FCTUC).
Créé en janvier, le réseau Novel-Probio est un réseau de coopération scientifique et technologique internationale financée par le programme CYTED (Programme Ibéro-américain de Science et Technologie pour le Développement dont l'objectif est de fournir un développement harmonieux de la région ibéro-américaine en favorisant la coopération multilatérale). L'objectif de ce projet dirigé par Andrea Gómes-Zavaglia "est de développer un nouveau produit, obtenu par fermentation du sérum de l'industrie fromagère avec les bactéries de l'acide lactique, pouvant alors être consommé comme aliment probiotique". Ce produit serait destiné à l'exportation et commercialisé dans plusieurs pays. Déjà, les entreprises portugaises Lactogal et Controlvet se sont associées au projet.