Les vortex optiques dans les faisceaux lumineux sont des points où l'intensité du champ électromagnétique est nulle. En ces points la phase du champ n'est pas définie et un vortex optique correspond donc à une singularité de phase du champ électromagnétique. Le front de phase est hélicoïdal autour de cette singularité. Les faisceaux avec des vortex, grâce au front de phase en hélice, sont très intéressants pour certaines applications.
Les chercheurs sud africains Angela Dudley et Melanie Mclaren du centre de recherche sur le laser (National Laser Centre) du CSIR (Council for Scientific and Industrial Research) sous la direction du Dr. Andrew Forbes et des universitaires de l'université de KwaZulu-Natal, ont débuté un projet de recherche ambitieux visant à étudier l'intrication des quanta en utilisant les vortex optiques.
L'intrication des quanta est utilisée pratiquement dans certaines applications, comme la cryptologie quantique. Toute intervention (lecture) sur une particule corrélée avec une autre affecte immédiatement l'état de la particule soeur, si bien que deux correspondants ayant convenu d'utiliser un système intriqué comme clef de sécurisation pour leurs échanges peuvent constater en temps réel les tentatives d'effraction sur ce système, lesquelles se traduisent par la réduction immédiate et visible de la fonction d'onde des particules. Cependant, Dudley précise que les difficultés résident dans l'utilisation des quanta pour le transfert de données, en effet, les fibres optiques provoquent des bruits et des décohérences quantiques détruisant peu à peu l'intrication.
C'est à ce défi que s'attaquent les chercheurs du CSIR associés à ceux de l'UKZN (University of KwaZulu-Natal) en étudiant l'intrication quantique dans les vortex optiques.