L'Afrique du Sud a récemment surpassé le million d'abonnés au réseau large bande passante grâce à la forte croissance du réseau mobile. Actuellement, l'opérateur Telkom est en tête avec 412.000 abonnés, suivi de VODACOM avec 370.000 abonnés utilisant des cartes HSDPA (High Speed Downlink Packet Access), puis de MTN et iBurst avec respectivement 120.000 et 61.000 abonnés enfin on recense 50.000 utilisateurs de divers prestataires de service. Ce qui porte à 1.013.000 le nombre d'utilisateurs d'internet à large bande avec 40% utilisant les lignes numériques (ADSL) et 60% les réseaux sans fil.
Ces proportions sont à l'inverse de celles observées dans les pays de l'OCDE où 62% des 235 millions d'utilisateurs de réseaux large bande utilisent les lignes numériques, 28% utilisent le câble, 8% la fibre et les réseaux locaux et seulement 2% d'autres technologies dont les transmissions sans fils. La tendance générale est à l'amélioration des lignes numériques et au raccordement du modem câblé à la fibre. On constate donc que, dans les pays de l'OCDE 98% des utilisateurs sont connectés à des réseaux via des lignes fixes, alors qu'en Afrique du Sud une majorité (60%) utilise les réseaux sans fils.
On attribue cette situation aux prix élevés et la faible qualité des services ADSL, un manque de concurrence sur le marché des lignes fixes ADSL alors que les services sans fil sont le lieu d'une forte concurrence entre les prestataires de services de téléphonie cellulaire qui, très tôt, se sont approprié la technologie.
Sur le plan international, les services sans fils ne peuvent concurrencer les offres des lignes fixes en termes de prix, vitesse et débit mensuel, alors que, en Afrique du sud les offres sont plus avantageuses et plus accessibles, encourageant les utilisateurs à opter pour le service sans fil en guise de première connexion aux réseaux large bande.
ll semble que, dans un futur proche en Afrique du Sud, cette situation se renforcera avec l'augmentation de la part des fournisseurs d'accès aux réseaux sans fil.