La Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche, Annette Schavan, a annoncé, au cours d'un conseil de la compétitivité informel à Versailles (16-17 juillet 2008), la création d'un institut de pointe pour la recherche et la protection du climat à Potsdam.
Le nouvel institut sera mis en place en étroite coopération avec les trois instituts existant déjà depuis le début des années 90 sur la Montagne du télégraphe à Potsdam, à savoir le Centre de recherche en géosciences (GFZ) et l'antenne de l'Institut Alfred Wegener de recherche polaire et marine, appartenant tous deux à la Communauté des centres de recherche Helmholtz, et l'Institut de recherche de Potsdam sur les effets du climat (PIK), membre de la Communauté Leibniz. Au-delà de ce triple point d'ancrage, le nouvel institut devrait recourir à l'expertise de chercheurs issus de toute l'Allemagne et de l'étranger.
Le Directeur du PIK, Hans-Joachim Schellnhuber a salué cette initiative, en soulignant la nécessité de la création d'un institut d'excellence pour la recherche sur le climat et le développement durable. Lors d'une conférence des Prix Nobel, il y a un an à Potsdam, des scientifiques de pointe, dont le Prof. Schellnhuber, avaient souhaité, dans un mémorandum (Potsdam-Memorandum), la mise en place d'un tel institut. Selon Schellnhuber, "il s'agit de recruter les meilleurs cerveaux ainsi que les jeunes chercheuses et chercheurs les plus doués pour établir les connaissances de base pour le bien-être de la génération à venir".
La nouvelle institution ne devrait pas se cantonner à l'Allemagne mais plutôt jouer un rôle d'"hôtel de la recherche" pour permettre à d'excellents chercheurs du monde entier d'effectuer des séjours de recherche prolongés. La question des financements doit encore être clarifiée. Des plans plus précis seront présentés fin août 2008. Selon le Prof. Schellnhuber, il est essentiel que l'initiative de la Ministre de la recherche soit maintenant mise en oeuvre avec détermination et dotée de moyens financiers suffisants.