Le Laboratoire de physiologie végétale de l'ULg a développé un système de culture hydroponique (culture sur milieu nutritif liquide) spécialement conçu pour des plantes de petite taille.
La culture hydroponique est largement utilisée dans les secteurs maraîcher et horticole car elle permet un contrôle précis de la nutrition minérale des plantes et donc de la croissance et des rendements. Le dispositif mis au point par les scientifiques liégeois permet l'application de cette technique à la culture d'Arabidopsis thaliana, plante modèle pour la recherche en biologie végétale.
Ce dispositif a suscité un vif intérêt de la part des laboratoires publics de recherche (INRA, CNRS...) et privés (BASF, Bayer Cropscience...) en Europe et dans le monde, ce qui a poussé le laboratoire à commercialiser son système sous forme de kits et à créer la spin off Araponics s.a. en 2007.
Au-delà de la culture hydroponique, Araponics se diversifie vers des applications biotechnologiques. Le laboratoire de physiologie végétale a développé un projet dans lequel différentes lignées transgéniques d'Arabidopsis thaliana serviraient à la production et à la sécrétion de protéines humaines. Grâce au dispositif d'hydroponie, ces plantes seraient en mesure de larguer ces protéines dans la solution nutritive par rhizosécrétion (sécrétion par les racines). Les protéines intéressantes qui pourraient être produites par cette voie alternative, plus rentable par rapport aux modes de production classiques (principalement basés sur les microorganismes) sont le lysozyme humain et le facteur de croissance IGF2
L'Université de Liège a créé Araponics le 25 juin 2007, dont l'objectif est le développement et le commerce de matériel destiné à la culture de plantes en hydroponie, d'abord à destination du secteur scientifique puis, à l'avenir, pour le grand-public. Le laboratoire dispose de phytotrons, enceintes dans lesquelles on peut contrôler les conditions de température, d'humidité, de qualité de l'air et la lumière. C'est à l'Université de Liège que fut ouvert en 1950 le premier phytotron en Europe. Elle dispose aujourd'hui de 15 chambres phytotroniques individuelles. Ce dispositif est essentiel pour une large gamme de recherches fondamentales et appliquées.