Fruits d'une collaboration entre deux grands instituts de recherche autrichiens en sciences du vivant, l'Institut de biotechnologie moléculaire (IMBA) et l'Institut de recherche sur les pathologies moléculaires (IMP), et le Laboratoire européen de biologie moléculaire, les résultats des travaux de recherche menés par ces trois institutions apportent des éléments nouveaux d'information sur le processus de croissance et de division de la lignée d'une cellule souche ovarienne qui se différencie.
Sous le titre "Mei-P26 régule les micro-ARNs et la croissance cellulaire dans la lignée des cellules souches ovariennes de la drosophile", l'article publié dans la revue Nature rend compte de la fonction centrale de la protéine Mei-P26.
Les cellules souches permettent entre autres de renouveler les tissus. Pour cela, à chaque occurrence d'une division cellulaire, la première des deux cellules filles conserve sa nature de cellule souche, alors que la seconde entame un processus qui au terme de plusieurs divisions conduira sa lignée à se différencier. La cellule fille à l'origine de cette lignée se retrouve isolée du réservoir de cellules souches, et n'en reçoit plus les commandes. Dès lors, suivent quatre divisions de transition pour former un kyste de 16 cellules interconnectées favorisant l'expression de la protéine Mei-P26. En conséquence, la protéine Mei-P26 inhibant des micro-ARNs, les cellules tendent à croître moins et à ne plus pouvoir se diviser indéfiniment.
L'article expose également les similarités entre la protéine Mei-P26 et la protéine Brat qui est responsable d'une action similaire au sein des neuroblastes.
Les protéines Mei-P26 sont aussi présentes chez l'Homme, des recherches ultérieures pourraient ainsi s'attacher à explorer les modes de formation des tumeurs de cellules souches liés aux divisions cellulaires non régulées pour parvenir à des solutions thérapeutiques.