A l'initiative d'Annette Schavan, Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche, le Conseil des Ministres allemands a voté, le 30 juillet 2008, un plan en cinq points conférant plus de libertés aux organismes de recherche publics dans le cadre de la "loi de la liberté scientifique" (Wissenschaftsfreiheitsgesetz).
Les grands acteurs de la recherche allemande [la communauté des centres de recherche "Hermann von Helmholtz" (HGF), la société Fraunhofer (FhG), la société Max-Planck (MPG), la communauté Leibniz (WGL) et l'Agence de moyens pour la recherche universitaire allemande (DFG)] devraient bénéficier davantage d'autonomie et de flexibilité dans leur organisation, notamment concernant les domaines suivants : budget, personnel, relations internes entre instituts d'une même organisation, construction et autres réalisations infrastructurelles. "Il s'agit d'un grand pas vers l'autonomie de la recherche allemande", s'est exprimée Annette Schavan. "Ainsi, la recherche allemande sera plus performante et plus attractive sur la scène internationale et elle offrira une marge de manoeuvre plus importante aux chercheurs."
Ce plan en cinq points constitue le premier pas de la modification de la "loi de la liberté scientifique", adoptée lors du Conseil extraordinaire des Ministres de Meseberg en août 2007. Il liste les objectifs que le gouvernement s'est donné pour conférer plus d'autonomie à la recherche publique allemande. Ces objectifs seront, dans les mois qui suivent, mis en oeuvre au travers de mesures qui devront tenir compte du budget 2009.
Les cinq points de ce plan sont les suivants : - Mise en place d'un budget global des organismes de recherche permettant une gestion plus autonome des dépenses et une répartition plus libre entre personnel et moyens ; - Attirer les meilleurs chercheurs avec des conditions de travail compétitives ; - Favoriser la coopération entre la recherche et l'industrie au moyen d'alliances, d'associations, etc. implantées en Allemagne et à l'étranger ; - Plus d'autonomie pour les constructions des bâtiments, installations et infrastructures de recherche ; - Plus de libertés dans le choix et la gestion des équipements et moins d'obstacles dans les procédures d'acquisition de ceux-ci.