Les technologies transgéniques sont considérées comme capitales pour le développement agricole durable du pays et l'amélioration de la compétitivité de son agriculture. L'objectif assigné est de se doter d'un stock de gènes à forte valeur ajoutée en évitant autant que faire se peut que la Chine n'ait à payer des droits de propriété intellectuelle. Le Premier ministre Wen Jiabao a insisté sur l'urgence et l'importance stratégique de ce programme technologique et a demandé aux responsables de ne pas perdre de temps dans sa mise en oeuvre. 4 milliards de Yuans (un peu plus de 400 millions d'euros) supplémentaires seront affectés aux recherches sur le riz et le blé GM (dont une partie sur les conditions de sécurité liées à ces cultures).
La commercialisation des variétés GM chinoises de riz a été retardée, officiellement pour des raisons de sécurité alimentaire (qualitative) des consommateurs, sans doute aussi pour des raisons juridiques liées aux technologies utilisées par les obtenteurs chinois de ces variétés, qui pourraient conduire à des contentieux. Mais des considérations de sécurité (quantitative) des approvisionnements sont sans doute en train de modifier cette stratégie. En effet l'objectif gouvernemental de maintenir la récolte de grains (céréales et tubercules) à un minimum annuel de 500 millions de T va bientôt devenir insuffisant face à la consommation interne, qui est déjà estimée à 518 millions de T en 2008 et qui augmente tendanciellement.