Composée de chercheurs de l'INRA de Versailles, du CNRS/Université de Toulouse et de l'Université du Queensland en Australie, mais aussi de chercheurs de l'Université de Wageningen aux Pays-Bas, une équipe de recherche vient en effet d'identifier une nouvelle hormone végétale dont l'action empêche la ramification de la plante. Rappelons qu'il y a une dizaine d'années, ces mêmes équipes de l'INRA et de l'Université du Queensland avaient montré qu'un signal mobile, différent des hormones déjà identifiées, inhibait la ramification de la plante en réprimant le démarrage des bourgeons situés à l'aisselle des feuilles.
Or aujourd'hui, ce signal a été identifié comme une nouvelle hormone faisant partie de la famille des strigolactones. Les résultats de ces travaux viennent d'être publiés en ligne dans la revue Nature du 10 août dernier. Cette découverte que les strigolactones contrôlent la ramification des tiges est d'autant plus importante qu'elle va pouvoir servir de base à des applications en horticulture, foresterie et en agriculture où l'architecture de la plante, et notamment son degré de ramification, représente une composante majeure du rendement et de la qualité de la production.
D'où la possibilité d'envisager l'utilisation de ces composés naturels sur les cultures pour modifier l'architecture des plantes. Précisons en effet que contrairement aux autres hormones végétales, l'application de strigolactones sur les parties aériennes des plantes ne touche que leur ramification sans perturber le reste de leur développement.