Des scientifiques du National Brain Research Centre (NBRC) ont réussi à montrer comment le virus de l'encéphalite japonaise pouvait provoquer des lésions cérébrales irréversibles, particulièrement chez les jeunes enfants. Dans un article qui devrait paraître prochainement dans le Journal of Neurochemistry, ils expliquent que le virus attaque et détruit non seulement des cellules classiques du cerveau mais aussi des cellules souches du cerveau, empêchant ainsi son bon développement. L'équipe du NBRC emmenée par le Dr. Anirban BASU comprend aussi Sulagna DAS, Joydeep GHOSH et M.K. MISHRA.
Le même Dr. Anirban BASU avait déjà publié en février 2008 un autre article sur la même maladie. Il avait montré que la minocycline, un dérivé d'un antibiotique courant, la tétracycline, protégeait des souris infectées par le virus des dommages nerveux et cérébraux.
L'encéphalite japonaise est une maladie véhiculée par les moustiques. Le virus est présent en Inde bien sûr, mais aussi dans toute l'Asie du Sud-Est, en Chine et au Japon. Il n'existe aujourd'hui aucun traitement contre la maladie mais plusieurs vaccins ont été développés.